mardi 9 février 2016

Au dernier conseil municipal...
Quand les politiciens font payer leurs erreurs à la population

La mairie d’Aubergenville comme des milliers d’autres s’est fait rouler dans la farine par la banque Dexia et a contracté des emprunts dits « toxiques » entre 2003 et 2007 pour une valeur totale d’environ 10 millions d’euros.


L’ancêtre de Dexia était une banque d’Etat spécialisée dans le financement des collectivités locales dont les pratiques étaient relativement encadrées. Mais pour satisfaire les appétits des capitalistes, les gouvernements de droite et de gauche qui se sont succédé au pouvoir dans les années 1980 et 1990 l’ont privatisée.

Les emprunts à taux variables, tels que ceux contractés par Aubergenville, et qui étaient placés avec des méthodes dignes d’escrocs, rapportaient gros aux actionnaires de Dexia. Ainsi la banque a fait plus de 14 milliards d’euros de bénéfice entre 2000 et 2009.

Mais à partir de 2008 avec la crise financière, le taux d’intérêt de ces emprunts dont ceux d’Aubergenville s’est envolé et le coût des dettes est devenu exorbitant. Dexia étant en faillite, l’Etat dirigé à l’époque par Sarkozy n’a pas exigé des actionnaires qu’ils remboursent mais les a, au contraire, sauvés en reprenant les actifs toxiques de la Banque. Ainsi après avoir privatisé les profits, l’Etat socialisait les pertes.

Aujourd’hui, l’Etat dirigé par le Parti socialiste exige des collectivités qu’elles payent les dettes. S’il a mis en place un maigre fonds de soutien pour leur permettre de sortir un peu la tête de l’eau, celui-ci s’ouvre seulement à celles qui renoncent à tout recours judiciaire contre les banques prédatrices.

Si la mairie a décidé de convoquer un conseil municipal en urgence le mercredi 27 janvier 2016 s’est pour se plier à ce chantage qui vise à faire payer les classes populaires et non les spéculateurs.

J’ai bien sûr voté contre. Ci-dessous ma déclaration :

« On se trouve dans une situation typique du fonctionnement des collectivités locales dans une société où la finance règne en maître.

Dans un premier temps, un premier gouvernement – les amis de Madame la maire – donne la possibilité à une banque privée, nommément Dexia, de prêter aux collectivités locales avec un système de taux variable qui a conduit à mettre un certain nombre d’entre elles en faillite – et qui risque de les mettre toutes en faillite.

Dans un deuxième temps, on se rend compte, à la suite de la crise financière et l’aventure Dexia que chacun connaît, qu’il s’agit d’opérations financières dignes d’un usurier du Moyen-Age, et là, l’Etat intervient, non pas pour sauver la mise des communes, mais pour sauver celle des banques !

L’argument « il faut bien faire quelque chose, sinon c’est la population qui fera les frais de la situation » est pernicieux, car si c’est l’Etat qui comble la différence, au taux fixé par le gouvernement actuel, c’est autant pris sur le budget qui devrait normalement servir aux besoins de la même population."

Pour plus de détails, je vous invite à lire l’article paru dans le mensuel Lutte de classe de novembre 2013 Emprunts toxiques : comment les banques ont sciemment ruiné les collectivités.

mardi 12 janvier 2016

Le communiqué de notre porte-parole Nathalie Arthaud à la suite de la condamnation à de la prison ferme des 8 travailleurs de Goodyear à Amiens, le 12 janvier.
 
Huit travailleurs de Goodyear Amiens-Nord ont été condamnés mardi 12 janvier à neuf mois de prison ferme, plus quinze mois avec sursis, parce qu’ils se sont battus contre la fermeture de leur usine et ont alors retenu deux cadres pendant plusieurs heures. Ainsi, les patrons peuvent jeter à la rue, vers la misère voire vers le suicide les travailleurs, tout cela est « juste ». Mais que des travailleurs relèvent la tête et ne se laissent pas faire, et c’est la menace de la prison !
 
Après la chemise déchirée des cadres d’Air France, le gouvernement et la justice montrent à nouveau qu’ils considèrent les ouvriers qui défendent leur emploi comme des criminels. Il n’y aurait pas eu de poursuite si le parquet, et derrière lui le gouvernement et la ministre de la Justice Taubira, avait retiré sa plainte, comme la direction de Goodyear et les deux cadres concernés eux-mêmes l’ont fait. L’acharnement dont sont victimes les ouvriers de Goodyear est à l’image de la politique du gouvernement, ignoble !
 
Alors, solidarité et relaxe pour les travailleurs de Goodyear !

Nathalie ARTHAUD

lundi 7 décembre 2015

Après le 1er tour des élections régionales

Quelques chiffres : sur l'ensemble du pays, environ 330 000 électeurs ont choisi "Lutte Ouvrière - Faire entendre le camp des travailleurs".
En Ile-de-France, 44 000 ont fait la même démarche. Dans les Yvelines, nous étions 5304. Enfin, à Aubergenville, malgré 57 % d'abstentions, nous étions 67 à voter pour faire entendre le camp des travailleurs, soit 2.34 % des suffrages exprimés.

Même s’ils ne constituent qu’une petite fraction de l’électorat populaire, ceux qui ont voté pour les listes Lutte ouvrière peuvent être fiers de représenter l’avenir, la renaissance du mouvement ouvrier capable de combattre la société d’exploitation et d’y mettre fin.

Voici une vidéo de notre porte-parole Nathalie Arthaud :



 Voici le communiqué publié par Lutte Ouvrière au soir du 6 décembre :



Après le premier tour des élections régionales du 6 décembre 2015

Les résultats de ce premier tour des élections régionales reflètent l’évolution réactionnaire de la société en même temps que la désorientation de l’électorat populaire et la perte de repères de la classe ouvrière.


L’expression la plus frappante de cette évolution est la progression en voix du Front national dans la quasi-totalité des régions, ce qui a permis au parti d’extrême droite d’arriver en tête dans six d’entre elles.


L’expression électorale du recul ne se limite cependant pas à cela. La campagne électorale de la droite a été entièrement dominée par sa compétition avec l’extrême droite sur le terrain de cette dernière.


Quant au Parti socialiste, non seulement il a repris à son compte le langage sécuritaire du FN, mais étant au pouvoir, il en a réalisé l’application en instaurant l’état d’urgence, d’une efficacité limitée pour combattre l’horreur terroriste mais qui étouffe la contestation de la politique gouvernementale sur sa gauche et pèse sur les mouvements sociaux.


Le FN encaisse les dividendes électoraux de la banqueroute du PS au pouvoir. Il est significatif qu’il réalise un de ses meilleurs scores dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, région à forte tradition ouvrière. Une partie de l’électorat traditionnel du PS et du PC, écœurée par la politique du gouvernement, ses reniements et sa servilité vis-à-vis du grand patronat, s’est abstenue. D’autres électeurs se sont ajoutés à l’électorat traditionnel de l’extrême droite, faisant du FN le parti le plus influent de la région. C’est une partie de son propre électorat que la gauche réformiste a poussée dans les bras du FN.


C’est l’aboutissement de décennies d’évolution politique où les partis qui prétendaient représenter le monde du travail ont renié, au fil du temps, toutes les valeurs du mouvement ouvrier et foulé au pied les intérêts des travailleurs dès qu’ils étaient au gouvernement.


Ces partis ne s’en relèveront peut-être pas, mais la classe ouvrière, elle, se relèvera.

Le FN est un parti aussi dévoué aux intérêts de la grande bourgeoisie, qui domine la société capitaliste, que les partis de droite et le PS, mais avec un langage plus réactionnaire encore et, si les circonstances s’y prêtent, avec des méthodes plus ouvertement anti-ouvrières.


La classe ouvrière n’a cependant rien perdu de la force que lui donnent son nombre et sa place incontournable dans l’économie. La tâche la plus importante de notre époque pour ceux qui se revendiquent du camp des travailleurs, pour les militants ouvriers, est d’œuvrer pour que la classe ouvrière retrouve confiance en sa force et pour qu’elle retrouve la conscience du rôle qu’elle est la seule à pouvoir jouer contre toutes les formes de barbarie en combattant leur fondement commun : l’exploitation.


Les travailleurs n’ont jamais eu à espérer un changement de leur sort par les élections. Ils n’ont pas non plus à s’en désespérer. Le rapport de force entre la bourgeoisie exploiteuse et les masses exploitées ne se détermine pas dans les urnes, mais dans les affrontements de classe. Nous faisons pleinement confiance à la classe ouvrière et à sa capacité à retrouver la conscience de ses intérêts politiques et de sa force.


Dans les régions où le FN risque de conquérir l’exécutif régional, ce sont les coalitions de droite qui viennent en deuxième position.


Tout en rejetant le Front national, il n’est pas question pour Lutte ouvrière de défendre auprès de son électorat l’idée que des hommes de droite, avec des idées aussi crasseuses, puissent servir de rempart contre le parti d’extrême droite. Quant à voter pour une liste socialiste, cela ne servirait à rien et ce serait remercier le PS d’avoir fabriqué le succès de l’extrême droite.


Gauche gouvernementale, droite ou extrême droite, elles sont toutes prêtes à s’en prendre aux immigrés, aux associations, aux libertés publiques. Celles qui ont une parcelle de pouvoir le font déjà. Ce n’est pas aux travailleurs conscients de choisir laquelle des cliques bourgeoises prendra les mesures contre les classes populaires.


Il ne reste aux électeurs du monde ouvrier qui refusent au deuxième tour de choisir entre la peste et le choléra, non par désintérêt pour la politique mais par conscience, qu’à glisser dans l’urne un bulletin affirmant son appartenance au « camp des travailleurs ».


Les élections régionales passées, les travailleurs auront à se défendre contre le grand patronat et l’État par le seul moyen efficace : la lutte collective.


Quant à Lutte ouvrière, elle continuera à œuvrer pour que le camp des travailleurs se donne un parti qui représente réellement ses intérêts matériels et politiques.


Même s’ils ne constituent qu’une petite fraction de l’électorat populaire, ceux qui ont voté pour les listes Lutte ouvrière peuvent être fiers de représenter l’avenir, la renaissance du mouvement ouvrier capable de combattre la société d’exploitation et d’y mettre fin.



jeudi 3 décembre 2015

Aux régionales : faire entendre le camp des travailleurs

L'éditorial de Lutte Ouvrière du 30/11/2015

Les élections régionales auront lieu dimanche prochain. Il y a, dans toutes les régions, des listes Lutte ouvrière, faire entendre le camp des travailleurs.

La parole politique est monopolisée par trois partis, le Parti socialiste, Les Républicains et le Front national et, à écouter les médias, tout l’enjeu sera de les départager. Ni les uns ni les autres ne représentent les intérêts des travailleurs.

Les Hollande, Sarkozy et Le Pen se posent en porte-parole et en représentants de toute la population et, depuis les attentats, ils multiplient les appels à l’unité nationale. Faire comme s’il n’y avait pas de riches et de pauvres, comme s’il n’y avait pas des exploités et des exploiteurs, est un mensonge.

C’est un mensonge que l’on retrouve dans la bouche de tous les patrons quand ils répètent aux salariés que « nous sommes tous dans le même bateau ». Ce n’est vrai ni en politique extérieure ni en politique intérieure.

Les Dassault et Lagardère, les Total et Thalès ont intérêt à ce que l’État préserve « l’influence française » au Moyen-Orient et en Afrique, y compris en s’acoquinant avec les pires régimes qui soient et en faisant la guerre. Mais les travailleurs n’ont aucun intérêt à cette politique impérialiste qui ne fait qu’alimenter le terrorisme et nous enfoncer dans un engrenage barbare.

Et que le PS, la droite et le FN forment une union sacrée pour intensifier la guerre en Syrie, montre qu’ils sont tous profondément dévoués aux intérêts exclusifs de la grande bourgeoisie. Il en va de même en politique intérieure.

Tous, du PS jusqu’au FN, parlent d’œuvrer pour la « compétitivité » et l’« attractivité ». Mais si, pour le patronat, la compétitivité est synonyme de rentabilité et de profits, pour les travailleurs elle est synonyme de licenciements, de salaires bloqués et d’un surcroît d’exploitation. Et quand ils parlent de l’intérêt national, de l’intérêt des entreprises ou de l'économie du pays, c’est en réalité pour mieux servir les possédants, les actionnaires et les plus riches.

Eh bien, à l’inverse, nous nous présentons dans cette élection pour mettre en avant les intérêts exclusifs des travailleurs ! La société est organisée principalement en deux classes sociales, une classe possédante, une classe exploitée. Deux classes aux intérêts opposés, contradictoires et incompatibles.

Dans cette période de crise, la bourgeoisie s’enrichit parce qu’elle appauvrit le monde du travail. Sa prospérité se fait sur l’aggravation du chômage et de la précarité. Ses super profits ont pour contrepartie l’aggravation de l’exploitation, l’augmentation du temps de travail non payé.

Pour augmenter encore sa part dans les richesses produites par les travailleurs, le grand patronat mène une offensive consciente, appuyé par le PS, la droite et le FN. Il s’agit de faire du chantage au chômage pour détruire le code du travail et les 35 heures, casser le Smic et ce qui reste du CDI. Il s’agit de multiplier les statuts, d’individualiser les droits, pour diviser les travailleurs.

Aux programmes des partis pro-patronaux, les travailleurs doivent opposer des revendications pour protéger leurs conditions de vie. Contre le patronat qui licencie à tour de bras, il faut l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous que l’on soit CDI, intérimaires, CDD sans diminuer les salaires. Contre l’augmentation des prix, des taxes et des impôts, les travailleurs doivent exiger des augmentations générales de salaires.

Il ne suffira pas de voter pour imposer ces mesures. Seules les luttes collectives et l’inversion du rapport de force entre les travailleurs et la bourgeoisie pourront le faire. Mais faute de mobilisation collective, les travailleurs peuvent utiliser les élections pour faire entendre leurs intérêts. Pour montrer à tous ceux qui ne se résignent pas et qui tôt ou tard voudront relever la tête, qu’il y a un camp auquel ils peuvent se rallier.

Le PS, Les Républicains et le FN se disputent la place pour mieux servir la bourgeoisie, mais ils sont profondément d’accord pour défendre cet ordre social basé sur la propriété privée et l’exploitation. Car le FN est un parti bourgeois de la pire espèce, avec une démagogie encore plus réactionnaire que les autres. Et s’il est férocement anti-immigré, c’est justement parce qu’il est foncièrement anti-ouvrier.

Voter pour les uns ou pour les autres, c’est accepter d’être grugés, trahis, sans rien dire. C’est les encourager à continuer.

Le vote Lutte ouvrière affirmera contre le patronat et tous ses serviteurs politiques les intérêts immédiats des travailleurs et la perspective de changer cet ordre bourgeois qui nous enfonce dans la barbarie. Ce sera un vote de classe, un vote de conscience. Un vote pour affirmer que nous sommes des dizaines de milliers à vouloir en finir avec cette société d’exploitation de plus en plus inhumaine.


Réunion publique et banquet Lutte Ouvrière des Yvelines

Malgré les attentats qui s'étaient déroulés la veille à Paris, nous avons tenu à maintenir notre réunion publique et notre banquet le 14 novembre à Mantes-la-Ville. Nous étions tous bouleversés par ces assassinats, mais nous avions justement envie de nous réunir pour discuter de la situation politique et sociale dans une ambiance fraternelle. Des journalistes d'Yvelines Première étaient présents et ont réalisé ce reportage.

 

jeudi 19 novembre 2015

Après les attentats barbares du 13 novembre



14 novembre

En quittant hier soir 13 novembre le meeting parisien de notre liste Lutte ouvrière - Faire entendre le camp des travailleurs, à la Mutualité à Paris, où Nathalie Arthaud et Jean-Pierre Mercier ont pris la parole, présentés par Arlette Laguiller, j'ai appris l'horreur des attentats perpétrés à quelques kilomètres de là.
Invité par la maire à une réunion exceptionnelle du conseil municipal, ce jour à 17 heures, j'ai lu le communiqué de Lutte Ouvrière dans une déclaration que je vous reproduis ci-après.

"Un massacre atroce et inqualifiable

Massacrer des gens dans une salle de spectacle, dans des bars et des restaurants, aux abords d’un stade ; ceux qui ont perpétré hier plusieurs attentats, à Paris et à Saint-Denis, ont voulu faire le maximum de morts, aveuglément. Ces attentats sont des actes ignobles. Nous exprimons notre émotion et toute notre solidarité avec les victimes et avec leurs proches.

Quelles que soient les idées dont se réclament ceux qui ont perpétré ces attaques, ce sont des ennemis de tous les travailleurs. S’il se confirme qu’il s’agit d’islamistes, leur violence procède de la même barbarie que celle des djihadistes syriens ou irakiens, qui cherchent, par la terreur, à mettre en coupe réglée des populations entières, à réduire les femmes en esclavage et à liquider tous ceux qui ne pensent pas comme eux.

L’horreur des attentats perpétrés à Paris et à Saint-Denis renforce ceux que leurs auteurs prétendent combattre. Ils renforcent l’État français, qui instaure l’état d’urgence et accroît les mesures policières. Ils renforcent l’extrême droite, ses discours haineux vis-à-vis des musulmans et des immigrés, et sa revendication d’un État plus fort.

Nous partageons entièrement l’émotion de la population, et en particulier de tous les proches des victimes de ces attentats. Mais nous n’avons aucune solidarité avec l’État français et avec ses dirigeants politiques. Ceux-ci ont une large part de responsabilité dans les guerres qui ensanglantent aujourd'hui le Moyen-Orient, des guerres dont Paris a eu, hier soir, un écho sanglant.

C’est pourquoi Lutte ouvrière n’ajoutera pas sa voix au concert de l’unité nationale. Nous ne partageons rien avec les Hollande, les Sarkozy et les Le Pen. Toute notre solidarité va aux victimes et à leurs proches. Nous poursuivrons notre combat pour un monde débarrassé de l’obscurantisme, de l’injustice, de la domination impérialiste et de tous ses avatars.

Nathalie ARTHAUD"

Je dois ajouter que M. Zerkoun,  élu de la liste Verts-PS, a tenu à se démarquer de mon intervention au nom d'une prétendue union nationale qui revenait à afficher une unanimité de façade entre dirigeants politiques des partis bourgeois. Les travailleurs horrifiés par la barbarie des tueurs du 13 novembre n'ont aucune raison de se sentir liés par une opération politicienne hypocrite, déjà utilisée lors de l'attentat contre Charlie.

lundi 20 avril 2015

Après le conseil municipal du 15 avril



Voici la déclaration que j'ai faite au conseil de mercredi 15 avril :

Sur la question de l’autorisation par la municipalité de l’ouverture des magasins de Family Village, et particulièrement du futur Marques Avenue le dimanche, je souhaite faire quelques remarques.

Je partage évidemment le souci des jeunes qui espèrent trouver, dans l’ouverture d’un nouveau magasin, une opportunité d’emploi, même si c’est seulement pour quelques heures par semaine.

La majorité municipale prétend faire tout son possible pour favoriser le commerce et, partant, permettre la création d’emplois dans ce secteur. Mais ce qui fait marcher le commerce, chacun le sait, c’est le développement de la clientèle. Ce qui restreint le développement de la clientèle dans la zone des Mureaux-Aubergenville, c’est bien évidemment la stagnation du pouvoir d’achat pour certains, l’instabilité de l’emploi ou même carrément le chômage pour d’autres.

Quand on partage, comme le fait la grande majorité du conseil municipal, soit 30 conseillers sur 33) le programme politique de ceux qui ont depuis des années contribué à supprimer des milliers d’emplois et à développer la précarité, on est un peu de mauvaise foi à prétendre que, par miracle, l’autorisation de faire travailler des employés le dimanche boostera les achats de ceux qui peinent à finir le mois !

Je m’abstiendrai donc sur le vote qui nous est demandé.