vendredi 24 mars 2017

Pour aller en bus au meeting de Nathalie Arthaud à Paris


dimanche 26 mars, 15 heures
Dock Pullman
Avenue des Magasins Généraux
Aubervilliers

Rendez-vous du car (gratuit) 
Région de Mantes : 11h30 sur le parking de la mairie de Mantes-la-Ville, 61 route de Houdan
- Région des Mureaux : 12h15 aire sud de Morainvilliers (sur l'A13), juste après la station service


Au dernier conseil municipal, le 16 mars 2017, je suis intervenu en questions diverses pour contester la décision de la Maire d'armer la police municipale.

"De mon point de vue, rien ne justifie d'armer la police municipale. Ce choix de la mairie s'explique bien plus par le désir de faire de la surenchère sécuritaire que par une quelconque nécessité.
 
On ne peut pas faire reculer la délinquance par la répression, avec tous les risques que cela comporte comme l'actualité récente à Aulnay-sous-Bois l'a montré, quand les policiers se sentent investis de tous les pouvoirs. 

En effet la délinquance est le produit du pourrissement de cette société capitaliste qui relègue toute
une partie de la population au chômage de masse et ne propose comme idéal que l'argent et comme moyen d'y parvenir la loi du plus fort."

vendredi 30 septembre 2016



Lors du Conseil municipal du 28 septembre…

On a demandé aux conseillers de voter une convention de partenariat (et son financement) pour lancer une étude sur la santé parmi nous. Cette étude est une comédie, comme si Mme Primas, comme tous les élus de la majorité, ne savaient pas qu’il manque des médecins, que l’accès aux soins est plus en plus difficile, que la sécurité sociale rembourse moins les médicaments, que l’hôpital va mal, que bon nombre de services sont engorgés et que c’est le résultat du manque de moyens, décidé au cours des politiques successives des gouvernements, dont celui de Sarkozy avant celui de Hollande.

Quant aux impôts locaux, quelles que soient les arguties de madame Primas, ils ont donc augmenté. Madame la maire voudrait nous faire croire que son parti, à la tête du département est un excellent gestionnaire qui n’aurait jamais augmenté les impôts, alors que le parti adverse, actuellement au gouvernement, augmente la pression fiscale.

La vérité est que les deux partis qui se succèdent au pouvoir diminuent les impôts des capitalistes et augmentent ceux qui pèsent sur les classes populaires. C’est un système de vases communicants mis en place depuis des décennies aussi bien par la droite que par le PS. Les tuyaux peuvent changer, mais le sens du courant est toujours le même.

D’ailleurs, madame Primas, si elle remarque évidemment que l’Etat diminue les recettes des territoires ne dit pas ce qu’il fait de l’argent ainsi économisé. Et pour cause, elle approuve sa politique de subventions au grand patronat. De même lorsqu’elle dit que le département voit ses dépenses augmenter, elle ne parle que des dépenses sociales. Mais qu’en est-il des aides aux entreprises ?

Le fait est que l’Etat, au niveau du gouvernement comme à celui des collectivités locales sert de pompe aspirante pour faire passer la richesse des poches des travailleurs dans celle des capitalistes. Et, sur cette question au moins, la gauche au pouvoir, la droite qui y fut et l’extrême droite qui rêve d’y être s’entendent comme larrons en foire.

mardi 9 février 2016

Au dernier conseil municipal...
Quand les politiciens font payer leurs erreurs à la population

La mairie d’Aubergenville comme des milliers d’autres s’est fait rouler dans la farine par la banque Dexia et a contracté des emprunts dits « toxiques » entre 2003 et 2007 pour une valeur totale d’environ 10 millions d’euros.


L’ancêtre de Dexia était une banque d’Etat spécialisée dans le financement des collectivités locales dont les pratiques étaient relativement encadrées. Mais pour satisfaire les appétits des capitalistes, les gouvernements de droite et de gauche qui se sont succédé au pouvoir dans les années 1980 et 1990 l’ont privatisée.

Les emprunts à taux variables, tels que ceux contractés par Aubergenville, et qui étaient placés avec des méthodes dignes d’escrocs, rapportaient gros aux actionnaires de Dexia. Ainsi la banque a fait plus de 14 milliards d’euros de bénéfice entre 2000 et 2009.

Mais à partir de 2008 avec la crise financière, le taux d’intérêt de ces emprunts dont ceux d’Aubergenville s’est envolé et le coût des dettes est devenu exorbitant. Dexia étant en faillite, l’Etat dirigé à l’époque par Sarkozy n’a pas exigé des actionnaires qu’ils remboursent mais les a, au contraire, sauvés en reprenant les actifs toxiques de la Banque. Ainsi après avoir privatisé les profits, l’Etat socialisait les pertes.

Aujourd’hui, l’Etat dirigé par le Parti socialiste exige des collectivités qu’elles payent les dettes. S’il a mis en place un maigre fonds de soutien pour leur permettre de sortir un peu la tête de l’eau, celui-ci s’ouvre seulement à celles qui renoncent à tout recours judiciaire contre les banques prédatrices.

Si la mairie a décidé de convoquer un conseil municipal en urgence le mercredi 27 janvier 2016 s’est pour se plier à ce chantage qui vise à faire payer les classes populaires et non les spéculateurs.

J’ai bien sûr voté contre. Ci-dessous ma déclaration :

« On se trouve dans une situation typique du fonctionnement des collectivités locales dans une société où la finance règne en maître.

Dans un premier temps, un premier gouvernement – les amis de Madame la maire – donne la possibilité à une banque privée, nommément Dexia, de prêter aux collectivités locales avec un système de taux variable qui a conduit à mettre un certain nombre d’entre elles en faillite – et qui risque de les mettre toutes en faillite.

Dans un deuxième temps, on se rend compte, à la suite de la crise financière et l’aventure Dexia que chacun connaît, qu’il s’agit d’opérations financières dignes d’un usurier du Moyen-Age, et là, l’Etat intervient, non pas pour sauver la mise des communes, mais pour sauver celle des banques !

L’argument « il faut bien faire quelque chose, sinon c’est la population qui fera les frais de la situation » est pernicieux, car si c’est l’Etat qui comble la différence, au taux fixé par le gouvernement actuel, c’est autant pris sur le budget qui devrait normalement servir aux besoins de la même population."

Pour plus de détails, je vous invite à lire l’article paru dans le mensuel Lutte de classe de novembre 2013 Emprunts toxiques : comment les banques ont sciemment ruiné les collectivités.

mardi 12 janvier 2016

Le communiqué de notre porte-parole Nathalie Arthaud à la suite de la condamnation à de la prison ferme des 8 travailleurs de Goodyear à Amiens, le 12 janvier.
 
Huit travailleurs de Goodyear Amiens-Nord ont été condamnés mardi 12 janvier à neuf mois de prison ferme, plus quinze mois avec sursis, parce qu’ils se sont battus contre la fermeture de leur usine et ont alors retenu deux cadres pendant plusieurs heures. Ainsi, les patrons peuvent jeter à la rue, vers la misère voire vers le suicide les travailleurs, tout cela est « juste ». Mais que des travailleurs relèvent la tête et ne se laissent pas faire, et c’est la menace de la prison !
 
Après la chemise déchirée des cadres d’Air France, le gouvernement et la justice montrent à nouveau qu’ils considèrent les ouvriers qui défendent leur emploi comme des criminels. Il n’y aurait pas eu de poursuite si le parquet, et derrière lui le gouvernement et la ministre de la Justice Taubira, avait retiré sa plainte, comme la direction de Goodyear et les deux cadres concernés eux-mêmes l’ont fait. L’acharnement dont sont victimes les ouvriers de Goodyear est à l’image de la politique du gouvernement, ignoble !
 
Alors, solidarité et relaxe pour les travailleurs de Goodyear !

Nathalie ARTHAUD

lundi 7 décembre 2015

Après le 1er tour des élections régionales

Quelques chiffres : sur l'ensemble du pays, environ 330 000 électeurs ont choisi "Lutte Ouvrière - Faire entendre le camp des travailleurs".
En Ile-de-France, 44 000 ont fait la même démarche. Dans les Yvelines, nous étions 5304. Enfin, à Aubergenville, malgré 57 % d'abstentions, nous étions 67 à voter pour faire entendre le camp des travailleurs, soit 2.34 % des suffrages exprimés.

Même s’ils ne constituent qu’une petite fraction de l’électorat populaire, ceux qui ont voté pour les listes Lutte ouvrière peuvent être fiers de représenter l’avenir, la renaissance du mouvement ouvrier capable de combattre la société d’exploitation et d’y mettre fin.

Voici une vidéo de notre porte-parole Nathalie Arthaud :



 Voici le communiqué publié par Lutte Ouvrière au soir du 6 décembre :



Après le premier tour des élections régionales du 6 décembre 2015

Les résultats de ce premier tour des élections régionales reflètent l’évolution réactionnaire de la société en même temps que la désorientation de l’électorat populaire et la perte de repères de la classe ouvrière.


L’expression la plus frappante de cette évolution est la progression en voix du Front national dans la quasi-totalité des régions, ce qui a permis au parti d’extrême droite d’arriver en tête dans six d’entre elles.


L’expression électorale du recul ne se limite cependant pas à cela. La campagne électorale de la droite a été entièrement dominée par sa compétition avec l’extrême droite sur le terrain de cette dernière.


Quant au Parti socialiste, non seulement il a repris à son compte le langage sécuritaire du FN, mais étant au pouvoir, il en a réalisé l’application en instaurant l’état d’urgence, d’une efficacité limitée pour combattre l’horreur terroriste mais qui étouffe la contestation de la politique gouvernementale sur sa gauche et pèse sur les mouvements sociaux.


Le FN encaisse les dividendes électoraux de la banqueroute du PS au pouvoir. Il est significatif qu’il réalise un de ses meilleurs scores dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, région à forte tradition ouvrière. Une partie de l’électorat traditionnel du PS et du PC, écœurée par la politique du gouvernement, ses reniements et sa servilité vis-à-vis du grand patronat, s’est abstenue. D’autres électeurs se sont ajoutés à l’électorat traditionnel de l’extrême droite, faisant du FN le parti le plus influent de la région. C’est une partie de son propre électorat que la gauche réformiste a poussée dans les bras du FN.


C’est l’aboutissement de décennies d’évolution politique où les partis qui prétendaient représenter le monde du travail ont renié, au fil du temps, toutes les valeurs du mouvement ouvrier et foulé au pied les intérêts des travailleurs dès qu’ils étaient au gouvernement.


Ces partis ne s’en relèveront peut-être pas, mais la classe ouvrière, elle, se relèvera.

Le FN est un parti aussi dévoué aux intérêts de la grande bourgeoisie, qui domine la société capitaliste, que les partis de droite et le PS, mais avec un langage plus réactionnaire encore et, si les circonstances s’y prêtent, avec des méthodes plus ouvertement anti-ouvrières.


La classe ouvrière n’a cependant rien perdu de la force que lui donnent son nombre et sa place incontournable dans l’économie. La tâche la plus importante de notre époque pour ceux qui se revendiquent du camp des travailleurs, pour les militants ouvriers, est d’œuvrer pour que la classe ouvrière retrouve confiance en sa force et pour qu’elle retrouve la conscience du rôle qu’elle est la seule à pouvoir jouer contre toutes les formes de barbarie en combattant leur fondement commun : l’exploitation.


Les travailleurs n’ont jamais eu à espérer un changement de leur sort par les élections. Ils n’ont pas non plus à s’en désespérer. Le rapport de force entre la bourgeoisie exploiteuse et les masses exploitées ne se détermine pas dans les urnes, mais dans les affrontements de classe. Nous faisons pleinement confiance à la classe ouvrière et à sa capacité à retrouver la conscience de ses intérêts politiques et de sa force.


Dans les régions où le FN risque de conquérir l’exécutif régional, ce sont les coalitions de droite qui viennent en deuxième position.


Tout en rejetant le Front national, il n’est pas question pour Lutte ouvrière de défendre auprès de son électorat l’idée que des hommes de droite, avec des idées aussi crasseuses, puissent servir de rempart contre le parti d’extrême droite. Quant à voter pour une liste socialiste, cela ne servirait à rien et ce serait remercier le PS d’avoir fabriqué le succès de l’extrême droite.


Gauche gouvernementale, droite ou extrême droite, elles sont toutes prêtes à s’en prendre aux immigrés, aux associations, aux libertés publiques. Celles qui ont une parcelle de pouvoir le font déjà. Ce n’est pas aux travailleurs conscients de choisir laquelle des cliques bourgeoises prendra les mesures contre les classes populaires.


Il ne reste aux électeurs du monde ouvrier qui refusent au deuxième tour de choisir entre la peste et le choléra, non par désintérêt pour la politique mais par conscience, qu’à glisser dans l’urne un bulletin affirmant son appartenance au « camp des travailleurs ».


Les élections régionales passées, les travailleurs auront à se défendre contre le grand patronat et l’État par le seul moyen efficace : la lutte collective.


Quant à Lutte ouvrière, elle continuera à œuvrer pour que le camp des travailleurs se donne un parti qui représente réellement ses intérêts matériels et politiques.


Même s’ils ne constituent qu’une petite fraction de l’électorat populaire, ceux qui ont voté pour les listes Lutte ouvrière peuvent être fiers de représenter l’avenir, la renaissance du mouvement ouvrier capable de combattre la société d’exploitation et d’y mettre fin.



jeudi 3 décembre 2015

Aux régionales : faire entendre le camp des travailleurs

L'éditorial de Lutte Ouvrière du 30/11/2015

Les élections régionales auront lieu dimanche prochain. Il y a, dans toutes les régions, des listes Lutte ouvrière, faire entendre le camp des travailleurs.

La parole politique est monopolisée par trois partis, le Parti socialiste, Les Républicains et le Front national et, à écouter les médias, tout l’enjeu sera de les départager. Ni les uns ni les autres ne représentent les intérêts des travailleurs.

Les Hollande, Sarkozy et Le Pen se posent en porte-parole et en représentants de toute la population et, depuis les attentats, ils multiplient les appels à l’unité nationale. Faire comme s’il n’y avait pas de riches et de pauvres, comme s’il n’y avait pas des exploités et des exploiteurs, est un mensonge.

C’est un mensonge que l’on retrouve dans la bouche de tous les patrons quand ils répètent aux salariés que « nous sommes tous dans le même bateau ». Ce n’est vrai ni en politique extérieure ni en politique intérieure.

Les Dassault et Lagardère, les Total et Thalès ont intérêt à ce que l’État préserve « l’influence française » au Moyen-Orient et en Afrique, y compris en s’acoquinant avec les pires régimes qui soient et en faisant la guerre. Mais les travailleurs n’ont aucun intérêt à cette politique impérialiste qui ne fait qu’alimenter le terrorisme et nous enfoncer dans un engrenage barbare.

Et que le PS, la droite et le FN forment une union sacrée pour intensifier la guerre en Syrie, montre qu’ils sont tous profondément dévoués aux intérêts exclusifs de la grande bourgeoisie. Il en va de même en politique intérieure.

Tous, du PS jusqu’au FN, parlent d’œuvrer pour la « compétitivité » et l’« attractivité ». Mais si, pour le patronat, la compétitivité est synonyme de rentabilité et de profits, pour les travailleurs elle est synonyme de licenciements, de salaires bloqués et d’un surcroît d’exploitation. Et quand ils parlent de l’intérêt national, de l’intérêt des entreprises ou de l'économie du pays, c’est en réalité pour mieux servir les possédants, les actionnaires et les plus riches.

Eh bien, à l’inverse, nous nous présentons dans cette élection pour mettre en avant les intérêts exclusifs des travailleurs ! La société est organisée principalement en deux classes sociales, une classe possédante, une classe exploitée. Deux classes aux intérêts opposés, contradictoires et incompatibles.

Dans cette période de crise, la bourgeoisie s’enrichit parce qu’elle appauvrit le monde du travail. Sa prospérité se fait sur l’aggravation du chômage et de la précarité. Ses super profits ont pour contrepartie l’aggravation de l’exploitation, l’augmentation du temps de travail non payé.

Pour augmenter encore sa part dans les richesses produites par les travailleurs, le grand patronat mène une offensive consciente, appuyé par le PS, la droite et le FN. Il s’agit de faire du chantage au chômage pour détruire le code du travail et les 35 heures, casser le Smic et ce qui reste du CDI. Il s’agit de multiplier les statuts, d’individualiser les droits, pour diviser les travailleurs.

Aux programmes des partis pro-patronaux, les travailleurs doivent opposer des revendications pour protéger leurs conditions de vie. Contre le patronat qui licencie à tour de bras, il faut l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous que l’on soit CDI, intérimaires, CDD sans diminuer les salaires. Contre l’augmentation des prix, des taxes et des impôts, les travailleurs doivent exiger des augmentations générales de salaires.

Il ne suffira pas de voter pour imposer ces mesures. Seules les luttes collectives et l’inversion du rapport de force entre les travailleurs et la bourgeoisie pourront le faire. Mais faute de mobilisation collective, les travailleurs peuvent utiliser les élections pour faire entendre leurs intérêts. Pour montrer à tous ceux qui ne se résignent pas et qui tôt ou tard voudront relever la tête, qu’il y a un camp auquel ils peuvent se rallier.

Le PS, Les Républicains et le FN se disputent la place pour mieux servir la bourgeoisie, mais ils sont profondément d’accord pour défendre cet ordre social basé sur la propriété privée et l’exploitation. Car le FN est un parti bourgeois de la pire espèce, avec une démagogie encore plus réactionnaire que les autres. Et s’il est férocement anti-immigré, c’est justement parce qu’il est foncièrement anti-ouvrier.

Voter pour les uns ou pour les autres, c’est accepter d’être grugés, trahis, sans rien dire. C’est les encourager à continuer.

Le vote Lutte ouvrière affirmera contre le patronat et tous ses serviteurs politiques les intérêts immédiats des travailleurs et la perspective de changer cet ordre bourgeois qui nous enfonce dans la barbarie. Ce sera un vote de classe, un vote de conscience. Un vote pour affirmer que nous sommes des dizaines de milliers à vouloir en finir avec cette société d’exploitation de plus en plus inhumaine.